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Boîte à Idées

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Et si les élus étaient rémunérés en fonction de leurs résultats?

On jette un pavé dans la marre! Hop! Comme ça c’est fait!

Tout travail mérite salaire. Cette règle s’applique tant aux entreprises privées qu’aux institutions et collectivités. C’est ainsi que fonctionne notre économie.

Si on prend le cas des salariés des entreprises privées, par exemple les commerciaux et cadres dirigeants, ceux-ci sont embauchés et  briefés sur les objectifs qu’on leur fixe, et les résultats attendus. Sur une périodicité donnée (hebdomadaire, bi-mensuelle, mensuelle…) on fait le point sur ce pour quoi ils ont été embauchés (augmenter le chiffre d’affaires par exemple). Ils sont souvent rémunérés en fonction de ces résultats, avec comme base le minimum légal.

Quoi de plus normal dans la logique économique actuelle? Il sera difficile pour une entreprise de payer des salariés plus que ce qu’ils ne rapportent. Ce serait la banqueroute assurée. Alors quand les résultats sont très bons, ils peuvent être très bien payés, mais quand les résultats ne le sont pas, et bien la rémunération est minimale, si le contrat est défini dans ce sens.

Si on prend maintenant le cas des élus, qui deviennent alors des « salariés » de l’état, et à qui on (le peuple…) confie des missions (celles qu’ils promettent pendant les campagnes électorales), pourquoi n’appliquerions-nous pas la même logique que les commerciaux du secteur privé?

Comme tout travail mérite salaire, les élus seraient rémunérés en fonction de l’atteinte des objectifs qu’ils ont annoncés, de la mise en place des mesures proposées, des résultats sur la situation du territoire qu’ils gèrent, avec le minimum légal si ces résultats ne sont pas là.

Etre « élu » c’est se mettre au service de la société. C’est donc une mission, pas un métier. Ce qui serait sensé et logique, c’est d’être rétribué pour le temps passé à cette mission, et être remboursé des éventuels frais engagés, avec un contrôle stricte. Mais avoir une rémunération fixe mensuelle, quelle que soit la situation financière ou sociale de la collectivité ou de l’institution en question, cela aura la même conséquence que sur une entreprise privée.

Surtout que, pour le premier secteur, on parle d’argent « privé », qui provient donc des dépenses volontaires des consommateurs, celle qui fait tourner l’économie. Alors quand pour le second secteur, on ne parle que d’argent public, celui prélevé en grande partie sur les entreprises et les citoyens à travers les différents impôts et taxes. Répétons-le, hors investissements structurants, la dépense publique ne créée pas de richesse, elle en consomme… (parfois) pour le bien de la communauté, mais seules les entreprises génèrent de la plus-value.

Que ce soit en France hexagonale ou ultramarine, les élus devraient avoir cette démarche volontaire de moduler leur rémunération en fonction de l’état du pays ou de la collectivité qu’ils gèrent, en plafonnant un salaire raisonnable quand la situation s’améliore, mais surtout en fonction de l’atteinte des objectifs fixés, de la tenue des promesses faites. Car il est vrai que les élus travaillent énormément, nous n’en doutons pas.

Alors, travailler sur une loi qui réglementerait les rétributions des élus, en fonction de leurs résultats, et si on s’y mettait?

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Et si on « boostait » nos CV?

13296059-curriculum-vitae-mot-nuageAfin d’éviter toute confusion, il ne s’agit en aucun cas de gonfler son CV. Rien de pire quand on est dans une démarche d’offre de ses compétences que de mentir sur ces dernières. La vérité nous rattrapera un  jour où l’autre « dans l’exercice de nos fonctions ».

Mais dans le monde impitoyable du travail, les chefs d’entreprises en recherche de compétences reçoivent quotidiennement des dizaines de CV et de lettres de motivation. L’objectif, c’est de sortir du lot, de se faire remarquer, d’être retenu dans la pile de propositions qu’ils ont reçue.

« Sortir du lot ». Pas facile, quand, de façon très académique, nous rédigeons nos CV comme on nous l’a appris: sobre, clair, rédigé et organisé d’une certaine façon. Finalité, le recruteur se retrouve avec des CV similaires. Impossible de « sortir du lot ». Avant de s’intéresser au fond, il doit voir la forme.

Et si on donnait un peu d’originalité à nos CV?

Original mais pas farfelu (quoi que…). Personnaliser votre curriculum vitae avec des couleurs ou une mise en page différente en fonction du secteur ou du métier de nos recherches. Des titres plus accrocheurs, une police différente, un format moins basique que la simple feuille A4 recto en portrait… permettent de se distinguer plus facilement. Un papier spécial (irisé, recyclé, à matière) peut susciter l’intérêt de celui qui lit ces documents.

Attention à ne pas tomber dans le fantaisiste quand ça ne s’y prête pas. Si vous cherchez dans la comptabilité, mettre des petites fleurs en fond passera très certainemen mal. Mais les fleurs conviendront très bien pour quelqu’un qui se positionne dans le secteur de la mode ou de la beauté. Votre CV doit vous ressembler. Mais il faut également anticiper sur ce que le destinataire de votre document pourra en penser.

Vous l’aurez compris, l’objectif, c’est de retenir l’attention et de susciter l’intérêt.

Petit plus: il est vrai que l’on a souvent entendu dire « mets une photo type identité ». Quelle tristesse!! Quelle austérité!! En ces temps de crise, croyez-moi, c’est beaucoup plus agréable et accrocheur de regarder un CV avec la photo de quelqu’un qui sourit. Ca motive. Pensez-y.

Alors, « Booster » votre CV, vous vous y mettez?

 

crédit photo: http://fr.123rf.com/

Boîte à Idées, Economie, Politique/Social

Et si on calculait le coût des embouteillages?

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Un deuxième article sur les embouteillages. Parce que c’est un véritable problème en Martinique. Petit rappel sur le premier article sur ce sujet. Trois solutions étaient proposées comme alternative aux embouteillages (avec tout ce que ça comportait comme avantages et inconvénients) :

1. Le transport intercommunal maritime

2. Le co-voiturage

3. L’aménagement des heures d’ouvertures des entreprises, administrations et écoles.

Au delà de proposer des débuts de  solutions, j’ai été confortée dans l’idée que les embouteillages sont une des plaies de notre économie martiniquaise, quand j’ai lu un statut sur Facebook (Lisa si tu lis cet article…) : « Est-ce que quelqu’un a déjà fait le calcul de l’argent perdu pour l’économie martiniquaise à cause d’embouteillages quotidiens? »

Effectivement! De façon assez factuelle, combien de temps passons-nous dans les embouteillages en moyenne par jour? 1h? 2h? En prenant en compte le prix de l’essence, les tarifs pratiqués par les concessions et les garagistes pour l’entretien des véhicules (parce que jouer avec l’embrayage dans des embouteillages, ça l’abîme forcément, sans parler des autres pièces…), et le stress causé par cette perte de temps et la crainte d’arriver en retard au boulot, est-ce qu’on a pensé un jour à calculer ce que coûtent les embouteillages en Martinique? Sur une journée. Un mois. Un an. Ou plusieurs années…

Prenons l’exemple d’un commercial, dont l’objectif est de rentabiliser sa journée par des rendez-vous, et surtout de les conclure par un acte de vente. Lorsque celui-ci perd 2, ou 3, peut-être même 4h dans les embouteillages au quotidien entre deux rendez-vous, sans parler des dépenses pour l’entreprise, cités dans le paragraphe précédent, quel est le manque à gagner pour le commercial et son entreprise?

Même logique pour les touristes! Sur une journée d’environ 10h, perdre 3h dans les embouteillages pour faire quelques kilomètres (oui, notre Martinique est toute petite malgré elle…), nous serions presque embêtés pour eux.

Nous avons tous mieux à faire que de passer des heures dans des bouchons, qui n’ont parfois aucune cause réelle… Quand bien même il y en aurait une (un accident par exemple), nous devons trouver des solutions pour éviter cette perte de temps automatique.

Les effets seraient indiscutables : amélioration du moral et baisse du stress des automobilistes, mais surtout récupération du manque à gagner pour notre économie, et réduction des dépenses en carburant et en entretien de nos véhicules. C’est notre porte-feuille qui nous dira merci.

Alors, calculer le coût des embouteillages, par curiosité, avoir un argument supplémentaire pour que soient mises en place des solutions durables quant à ce problème, qui s’y met?

 

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Et si on « Occupait La Savane »?

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La Savane, cet immense espace vert, très prisé dans les années 50, est devenu un lieu tristement vide…

BIM (la « Brigade d’Initiatives pour la Martinique », mais si, vous savez, ceux qui « ne se prennent pas au sérieux, mais qui font les choses sérieusement ») lui ont redonné vie le temps d’un « FlashMob » Samedi 16 Mars. L’objectif était de s’approprier le lieu, de façon à encourager l’installation d’infrastructures (bancs, tables, coins d’ombre…).

C’était vraiment sympa de voir la Savane investie par une cinquantaine de personnes qui pratiquaient des activités de plein air : foot, baseball, shooting photo, musculation, bronzage, bèlè…

10 minutes plus tard, La Savane redevenait « tristement vide ». L’Initiative n’a duré que quelques minutes, mais était une véritable invitation aux Martiniquais, et aux touristes, de profiter de la Savane, comme elle le mérite. Petits et grands ont tous confirmé: « c’est un lieu vraiment agréable dont on aimerait profiter ».

En voilà une bonne idée mise en place par BIM! Une action remarquée puisque relayée par RCI et ATV!

Alors, aménager la savane, afin que tout un chacun puisse en profiter et « l’occuper », et si on s’y mettait?

Plus d’infos ici!

Crédit photo: ClardioDesign

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Et si on osait? (Tout simplement…)

etre_audacieux-600x365On m’a parfois fait remarquer le côté « irréaliste » des idées données dans mes articles. C’est vrai, à quoi bon? Le système est ce qu’il est, ça ne sert à rien de se battre contre des moulins à vents.

Ma question est alors la suivante: puisque, à priori, ce n’est pas possible, parce qu’il y a des obstacles, on ne doit rien faire? Laisser tomber avant même d’avoir tenté?

Sauf si c’est une problématique fondamentale de la physique, une problématique astronomique, ou mathématique, si on se met dans cet état d’esprit de fatalité et de défaitisme, finalement on ne fait rien! Les plus grandes inventions ont été possibles, parce que justement, les obstacles ont été franchis, contournés, démolis. Alors qu’attend-on pour sortir des sentiers battus? Qu’attend-on pour oser, tout simplement?

Osons rêver d’une Martinique meilleure, osons avoir des idées qui peuvent sembler farfelues, osons travailler des projets auxquels on croit et que l’on pense utiles pour notre île. Osons oser!

Certes, toutes les idées, tous les projets ne sont pas réalisables, mais ce n’est peut-être qu’une question de temps, d’angle d’attaque de la problématique. Ou de politique. Que préférons-nous? Être spectateur d’un système ou d’une société que nous souhaitons voir évoluer, ou être acteur de cette société, et la laisser meilleure qu’on ne l’a trouvée à nos enfants?

Ne laissons personne nous dire: ça ne marchera pas! Ce n’est pas possible! Ou encore: le monde est comme ça, tu ne le changeras pas. Je pense au contraire que « Sé grenn di ri ka plen sak ». Ne nous insérons plus dans un système existant comme une fatalité, essayons au contraire de voir ce que l’on pourrait apporter à la société!

L’ambition, l’esprit d’initiative, et surtout l’audace, sont trois qualités que les jeunes de Martinique doivent développer et revendiquer!

Oser casser les codes, oser sortir des clichés, oser imaginer et sortir des sentiers battus, être disruptif, aller plus loin dans nos réflexions, et ce dans tous les domaines; et si on s’y mettait?

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Mesdames et Messieurs les grévistes, et si vous deveniez créatifs ?

 

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C’est une mode ! Dès qu’il y a des revendications ou une grève, on bloque le port de l’île. J’ai envie de vous dire que ça en devient lassant ! Non seulement ce sont les Martiniquais qui sont et seront pénalisés (les 7 millions d’Euro perdus seront répercutés sur les prix à la consommation, soyez en sûrs…), mais en plus, les gars, sérieusement, où est l’originalité dans tout ça ?! (Oui je fais de l’humour…).

Parlons de la grève actuelle. Sans rentrer dans des considérations (le chlordécone, l’Etat, les marins-pêcheurs, qui a tort, qui a raison, qui est fautif…), sans prendre parti sinon celui de l’économie de l’île – car ce n’est pas là l’objet de ce billet –  une grève est censée déranger une catégorie de personnes, bien ciblée. Pourquoi alors utiliser un bazooka pour tuer une mouche ?

La problématique de la grève actuelle est celle de l’interdiction de la pêche des langoustes dans nos eaux pour cause de pollution au chlordécone. Soit !

Messieurs les grévistes, plutôt que de pénaliser la Martinique entière, prenez vous-en à vos concurrents directs par exemple ! Nous sommes nombreux à avoir vu ce prix affiché de 140 Euro le kilo de langouste provenant du Vénézuela (moi même je n’en revenais pas !) ! Dénoncez cela ! Ecrivez une lettre ouverte ! Confisquez cette marchandise au port, faites-en ce que vous voulez (ce sera toujours moins grave que de bloquer toute la marchandise arrivant sur l’île) ! Défendez votre économie, et vos emplois ! Mais ne fragilisez pas encore plus notre économie déjà sous perfusion !

Autres idées pour manifester : Pourquoi n’iriez-vous pas manifester dans les hypermarchés, devant les rayons poissonneries, banderoles et panneaux aux bras, et slogans chantés ? Rien ne vous en empêchent ! Cela sensibiliserait les consommateurs plus que le blocage du port !

Pourquoi ne pas vendre vos poissons directement aux consommateurs, sans passer par les distributeurs, en retirant les charges patronales de leur prix par exemple ? Vous sensibiliserez la population sans la pénaliser, sans vous mettre à dos vos concitoyens, et vous « dérangerez » votre cible principale (d’ailleurs, qui est votre cible dans cette grève ??). Le tout accompagné d’une bonne communication auprès des médias, sure et certaine que ça aurait son effet.

Enfin, dernière idée, invitez Monsieur le Préfet à passer une matinée de travail avec vous, qu’il prenne toute la mesure de votre métier, et comprenne vos revendications. Ainsi, vous avez une démarche positive et pro-active, et la réponse de votre invité vous donnera un aperçu de la considération portée à vos revendications.

Et puis pour le « fun », amenez des cannes à pêches et vos nasses et pêchez les poissons déjà sur les étals des grandes surfaces ! Voilà une action originale qui marquera !

Ce ne sont pas LES solutions pour répondre à vos revendications, mais elles ont le mérite de s’inscrire dans une démarche positive, inoffensive pour notre économie, tout en dérangeant les principaux concernés. Alors, mesdames et messieurs les grévistes, plutôt que de répéter le même schéma, être original dans vos mouvements de manifestations, et si vous vous y mettiez ? Surprenez-nous !!

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Et si on faisait de la (vraie) politique ?

 

Politique-citoyen

Soyons tout d’abord pragmatiques. Étymologie du mot POLITIQUE : Polis qui signifie « cité » en grec. La politique signifie donc « ce qui concerne le citoyen ».

Les hommes et femmes qui s’engagent dans la politique sont donc des personnes qui souhaitent au mieux servir la cité, et ses citoyens, améliorer leur qualité de vie, et mener la société vers le haut, tout en répondant à ses problématiques quotidiennes (économiques et sociales notamment).

Si l’on se base sur cette définition, ce concept, cette dénotation du mot, les politiques aux pouvoirs se posent la question suivante à chacune de leurs actions (et chaque prise de paroles) : Est-ce que cela va servir la société ? Est-ce bon pour le citoyen Martiniquais ?

Si ce n’est pas le cas, si je me trompe, arrêtez-moi tout de suite. La définition serait-elle erronée ?

Seriez-vous, comme moi, sceptiques quant à la réalité de l’administration de la cité de notre île (même si le national ne montre pas non plus l’exemple) ? A bien y regarder, le quotidien de la politique en Martinique ne répond pas exactement à cette définition…

Entre les « cancans », les prises de paroles polémiques, les accusations mutuelles entre partis et les anecdotes (et diffamations) qui relèvent des affaires personnelles, les projets, parfois fous, mis en place, engageant des millions d’euros, et les blocages des opposants, on pourrait se demander si les hommes et femmes politiques de notre Martinique ont oublié le rôle premier de la politique. Se posent-ils cette question que tous les politiques devraient se poser avant chaque action ou chaque prise de parole ? A savoir : « est-ce que cela va servir la société ? » Je sais je me répète, volontairement…

Si la réponse est non, alors qu’ils s’abstiennent !

Si un scandale éclabousse un homme politique, que ces opposants laissent la justice se charger de l’affaire, plutôt que de multiplier les apparitions et prises de paroles sur les médias et les réseaux sociaux pour alimenter les polémiques ? Cela va-t-il servir la société ?

Ce n’est qu’un exemple parmi des centaines d’autres ! Faire de la politique politicienne devrait être révolu… Ce que l’on souhaite et attend de nos politiques ce sont des solutions effectives, et qu’ils travaillent en cohésion malgré leurs différences idéologiques, plutôt que de se battre en permanence. Parce que finalement, rien n’avance… Où est le respect du travail de l’autre ? Où passe le respect du choix des électeurs et les promesses qui ont été faites ? Le peuple passerait-il en second plan ?

Le monde politique tel qu’on le voit aujourd’hui a perdu de vue ses fondamentaux. Quand tendrons-nous vers l’excellence de la société ? Quand les politiques auront-ils en tête cet unique objectif : tirer cette société Martiniquaise (et pas autre chose…) vers le haut ?

Au-delà de tout ça, cher citoyen, la politique c’est aussi ton affaire (comme dit la photo 🙂 La société, c’est nous qui la faisons, au quotidien. Ne laissons pas les politiques décider seuls de notre avenir. Soyons plus acteurs que spectateurs de notre quotidien. Faisons entendre nos avis et opinions sur la manière dont est administrée la « cité », à travers des groupes de réflexions, des associations de quartiers, ou des associations sur différents thèmes, partout où vous avez le sentiment que nos politiques n’agissent pas assez.

Alors, mesdames et messieurs les politiques de Martinique, faire de la politique au sens propre du terme, vous poser cette question fondamentale à chacune de vos actions « cela va-t-il servir la société Martiniquaise dans sa globalité, aujourd’hui et demain ? » et si vous vous y mettiez ?

Ps: Citoyens Martiniquais, de tous bords politiques, soyons acteurs de notre quotidien, prenons conscience du pouvoir que nous avons…

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Et si les chefs d’entreprises sortaient de leur mutisme?

 

1325018623_europe-en-crise.jpgLa crise… la crise, et encore la crise! C’est la morosité ambiante qui anime notre quotidien, sur les médias, dans nos portes feuilles et dans nos entreprises. Quel que soit notre statut professionnel, nous nous retrouvons avec un pouvoir d’achat en baisse, face à une flambée des prix, toujours croissante (+0,4% en Juillet 2012, +1,5% sur un an selon l’INSEE).

On accuse souvent les entreprises (privées) de ne pas combler cette perte de pouvoir d’achat par une augmentation des salaires, semblable à l’inflation. Il est vrai, que d’un point de vue extérieur à l’entreprise, cela peut paraître évident. Alors que c’est loin de l’être…

« Pourquoi? » me diriez-vous? Les chefs d’entreprises ont la réputation d’être « des « profiteurs », qui font de l’argent sur le dos de leurs employés ». Les chefs d’entreprises ont la réputation de gérer de grandes usines ou entreprises, qui brassent des centaines de milliers (millions ?) d’euros tous les mois, et de ne penser qu’à s’en mettre plein les poches, au détriment de leurs salariés. Peut-être que je vais trop loin dans la caricature, c’est un tantinet volontaire.

Or, lorsque l’on prend le temps de discuter avec un chef d’entreprise, qui gère au quotidien cette machine à création de valeur (ajoutée), on peut être surpris… (perso, je ne le suis plus depuis longtemps!). Le problème, c’est que le sujet de l’entreprise (et de l’argent) est tabou en France. Alors voire en Martinique…

Et si les chefs d’entreprise osaient enfin sortir de leur mutisme chronique?

Attention, il ne s’agit pas de faire l’éloge de ce « métier » mais d’exposer des faits, sans faire de généralités (ou presque). Pour rappel, la majorité (+ de 90%) des entreprises de Martinique est composée de TPE (- de 20 salariés), voire de micro-entreprises (- de 10 salariés).

Gérer une entreprise (TPE) est un combat quotidien. La trésorerie est tenue au jour le jour, et en cette période de crise, l’angoisse de ne pas pouvoir payer les salaires à la fin du mois devient récurrente. Une fois les salaires payés, les charges de structures et les charges sociales et patronales réglées, les agios bancaires prélevés faute de paiement des clients (et oui c’est la crise…) – et j’en passe ! – il ne reste pas grand chose… pour que le « patron » se rémunère ». Parfois, il ne reste rien. Non, je n’exagère absolument pas. Il n’est pourtant pas envisageable pour une personne employée de ne pas être payée à la fin du mois.

A cela s’ajoutent les mouvements sociaux et autres grèves qui ont certes leur légitimité, mais qui ne favorisent pas la reprise de l’activité. Car si on réfléchit bien, chaque employé génère son salaire tous les mois. S’il ne peut pas aller travailler, comment fait-il pour être productif ? Et là encore, sur ces nombreux mouvements sociaux, nous n’entendons pas les chefs d’entreprises…

Pourquoi parler d’argent est si tabou alors que c’est le seul et unique moteur de notre société actuelle? Il y aurait-il une honte à avoir des difficultés de trésorerie? Il y aurait-il une honte à divulguer les raisons de ces difficultés financières? Au contraire!! Cela permettrait de démystifier, et surtout de faire tomber les clichés et préjugés sur les entreprises et ceux qui les gèrent! Encore faudrait-il que les chefs d’entreprises osent parler… Je suis persuadée que nos politiques et la population active comprendraient mieux. Et ça, ça peut changer beaucoup de choses…

Alors, sortir de votre mutisme et évoquer le pourquoi du comment des difficultés que vous connaissez au quotidien, et si vous vous y mettiez Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprises?

http://www.insee.fr/fr/regions/martinique/default.asp?page=conjoncture/indices/pub_indice.htm

http://www.cerom-outremer.fr/IMG/pdf/cerom_entrepr_complet.pdf

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Et si musique et danse accueillaient nos touristes ?

jpg_Danse-BeleDans la continuité de l’idée d’habiller les murs du port et de l’aéroport, pourquoi n’irions-nous pas jusqu’au bout de l’idée d’un accueil plus chaleureux?

Sans vouloir revenir sur l’aspect plutôt froid de nos pôles d’accueil, le port et l’aéroport, cherchons plutôt à le réchauffer.

Et si des groupes musicaux et de danse accueillaient les touristes qui arrivent sur notre magnifique île?

Par exemple, pendant l’attente des bagages à l’aéroport, pourquoi ne pas proposer une petite prestation musicale et dansante, sur des rythmes de Biguine, de Mazurka, de Quadrille ou de Bèlè? Idem pour le port! Cela avait été fait, avec des commerçants et artisans lors de la première escale du Queen Mary 2. Pourquoi le faisons-nous uniquement à des grandes occasions?

Alors je vous l’accorde, c’est moins évident à l’aéroport qu’au port, pour des raisons évidentes de sécurité. Se pose également la question de la rémunération des groupes et associations qui se produiraient pour mieux acceuillir nos touristes. Mais c’est un faux problème. Nous pouvons, j’en suis certaine, compter sur une dizaine, voire une quinzaine de groupes, afin qu’ils se produisent gracieusement 2 à 3 fois dans l’année à l’arrivée des bateaux de croisières sur le port. Ou alors, les institutions compétentes pourraient événtuellement passer un un appel d’offres, ou une consultation afin que les groupes intéressés se regroupent pour répondre conjointement, et améliorer ainsi notre accueil.

C’est une idée à travailler, qui n’est peut-être pas réalisable dans l’absolu, mais il serait intéressant de la creuser.

Alors, accueillir nos touristes en danse et en musique, rendre cet accueil plus chaleureux, à l’image de notre île, quelle que soit la période de l’année, et si on s’y mettait?

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Et si on valorisait les guides touristiques ?

 

97421366.jpgLe tourisme ! Un sujet qui intéresse beaucoup de Martiniquais. Et bien parlons tourisme ! Plus particulièrement : tourisme de proximité !

En m’intéressant à ce que les touristes recherchent en venant sur notre magnifique île, à travers des témoignages et des échanges, et bien j’ai été  plutôt surprise !!

Bien sûr, nous sommes sur une île, et les touristes recherchent (aussi) la plage, les cocotiers, cocotier, le sable blanc, le soleil… mais ce qu’il en ressort c’est que tout ça, c’est du bonus !

Ce que les touristes cherchent très souvent, c’est de la proximité ! Des anecdotes, apprendre quelques mots en créole, et partager un repas local autour d’un table d’hôte. De la proximité donc ! Le contact avec « l’habitant », le Martiniquais. >Rien de mieux selon moi qu’un Martiniquais qui connaît les secrets de l’île pour ça : les guides touristiques !

Et si on valorisait ce métier qu’est le guide touristique ? Parce qu’il est plein de ressources !

Faire découvrir la Martinique autrement aux touristes, ça peut tout changer ! Quand je dis autrement, je veux dire en dehors des clichés plages et sable blanc, mais comme nous la vivons nous-mêmes.

Il y a plein de choses que les touristes ne découvrent pas, ne savent pas, et n’osent même pas imaginer, tout simplement parce qu’on ne leur dit pas, ou qu’on ne le leur propose pas ! Le tourisme est avant tout une affaire d’offre, pas de demande !

Le guide touristique permet de faire découvrir ces mille et une facettes qui font que nous aimons vivre sur notre île ! Imaginez toutes nos légendes, nos superstitions, nos croyances, nos habitudes, nos petits secrets culinaires, nos rituels familiers autour d’une bonne table du Dimanche… et j’en passe ! Je suis sûre que les touristes en seront friands.

Un dernier aspect, très important de cette valorisation : la création d’emplois ! Car être guide touristique, c’est un véritable métier ! La mission du guide ne s’arrête pas aux ballades et aux découvertes. C’est une véritable aide pour les touristes durant leur séjour sur l’île. Rien que du positif pour l’économie ! Nombreux sont ceux qui sont qui sont à la recherche d’un emploi, qui aiment le contact humain, qui connaissent bien et aiment la Martinique ! Qu’attendons-nous ?

Alors, développer l’aspect proximité et humain du tourisme, en valorisant le métier des guides touristiques, créer de l’emploi et proposer aux touristes de découvrir la Martinique autrement, notre Martinique comme nous la vivons, et si on s’y mettait ?

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Et si les entreprises privées étaient réellement prises en considération dans notre économie?

Disons ce qui est! La valeur est créée par les entreprises du secteur privé! Et c’est cette création de valeur qui fait tourner l’économie, et qui la développe.

La crise est là, c’est un fait, et selon les économistes, on n’a pas encore vu le pire, il est à venir…

La création de valeur est donc la seule façon de développer l’économie. Si l’économie tourne sur elle même, elle n’avance pas…

Et si le système administratif ne l’avait pas encore réalisé? Ok, les subventions aident bien lorsqu’on en a besoin, mais quel périple pour les obtenir! On se passera des nombreux exemples des oppositions procédurières et organisationnelles entre les administrations et le secteur privé….

Plus de simplicité, plus de réactivité, et surtout plus de compréhension… l’urgence est là!

Alors, considérer le secteur privé comme le réel créateur de valeur pouvant développer l’économie dans sa globalité, si on s’y mettait?

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Et si on créait des Packages pour le Tour des Yoles?

Tour_des_Yoles_Rondes__tape__du_Diamant_024Petite idée comme ça, à laquelle beaucoup de personnes ont déjà pensé, j’en suis sûre et je le sais, mais il me semble important de la souligner et surtout d’avoir vos avis!

Nous avons en Martinique un événement unique : le Tour des Yoles Rondes. Unique grâce cette embarcation, qui ne tient pas toute seule sur l’eau. Certains reportages nationaux ont reconnu la difficulté et l’exploit sportif et humain que représentait cet événement.

Et faire le tour de l’île, c’est tout simplement magique pour tous les Martiniquais qui y participent. C’est un événement fait par les Martiniquais, pour les Martiniquais. C’est une bonne chose. Mais pourrions-nous l’exporter? Proposer à des touristes de venir faire ce fameux tour de l’île?

Et si on créait des Packages Vols+hôtel+bateau(skipper) pour le Tour des Yoles dédiés aux touristes?

L’idée est simple, je ne suis pas la première à y penser et je ne sais pas ce qui a été fait avant. Mais il serait intéressant de (re)lancer l’idée, afin de créer un « nouveau produit » à proposer aux touristes. Car c’est bien là la problématique du tourisme : une question d’offre, plus que de demande. Si on reste là à attendre que le touriste vienne ca ne fonctionnera pas. Le Touriste découvrirait 7 communes en une semaine, et cela permettrait, avec quelques efforts, de faire fonctionner un peu plus les petits commerces de ces communes.

Enfin, c’est un moment de cohésion sociale, de fête et permettre aux touristes de découvrir comment le Martiniquais vit cet événement répond en partie à cette attente de contact avec « l’habitant ».

L’idée lancée sur Twitter en fait naître d’autres! Un débat a d’ailleurs été lancé!

Alors, proposer une offre de voyage « Package » autour du Tour de la Martinique des Yoles Rondes, et si on s’y mettait??

crédit photo : http://martinique.no-scoop.com/agenda/manifestations/2011-07-31-tour-des-yoles-rondes-de-la-martinique/